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October 6, 2026· KodaLang Team

TOEIC : le guide complet pour les francophones

Format, score, sections Listening & Reading, pièges classiques des francophones et plan de préparation en 4 semaines : tout ce qu’il faut savoir avant de passer le TOEIC.

Vous devez passer le TOEIC pour décrocher un poste, valider un diplôme ou obtenir une promotion ? Bonne nouvelle : c’est l’un des examens d’anglais les plus « entraînables » qui existent. Le TOEIC ne mesure pas votre culture générale ni votre éloquence : il mesure votre capacité à comprendre l’anglais du monde professionnel, à l’oral et à l’écrit, dans un format précis et répétitif. Et un format précis, ça se prépare méthodiquement.

Qu’est-ce que le TOEIC, exactement ?

Le TOEIC (Test of English for International Communication) est un test d’anglais conçu par l’organisme américain ETS. En France, quand on dit « le TOEIC » sans préciser, on parle dans l’immense majorité des cas du TOEIC Listening & Reading : compréhension orale et compréhension écrite. C’est celui qu’exigent les écoles de commerce, les écoles d’ingénieurs et la plupart des recruteurs.

Il existe aussi un TOEIC Speaking & Writing (expression orale et écrite), nettement moins demandé en France. Sauf mention contraire explicite sur votre convocation, c’est bien le Listening & Reading que vous allez passer.

Le format en détail

Le test dure 2 heures d’affilée, sans pause, pour 200 questions à choix multiples. Chaque section (Listening, Reading) est notée sur 495 points, soit un score total entre 10 et 990. Il n’y a pas de points retirés pour les mauvaises réponses : ne laissez jamais une case vide.

Listening : 45 minutes, 100 questions

L’audio n’est diffusé qu’une seule fois. C’est la difficulté numéro un du test, et celle qui surprend le plus les candidats.

  • Partie 1 — Photos (6 questions). Une photo s’affiche, quatre phrases sont lues à l’oral. Choisissez celle qui décrit correctement l’image. Le piège classique : des phrases grammaticalement parfaites qui décrivent quelque chose d’absent de la photo.
  • Partie 2 — Questions / Réponses (25 questions). Une question ou une remarque est lue, puis trois réponses possibles. La bonne réponse est très souvent indirecte : « Where is the meeting? » → « It’s been moved to Room 4. » Les francophones perdent beaucoup de points ici en cherchant un « yes » ou un « no » qui n’existe pas.
  • Partie 3 — Conversations (39 questions). Des dialogues entre deux ou trois personnes, chacun suivi de trois questions. Les questions suivent l’ordre du dialogue : prenez des notes au fil de l’écoute.
  • Partie 4 — Exposés (30 questions). Annonces, messages téléphoniques, présentations, publicités radio. Même logique que la partie 3, mais avec un seul locuteur.

Reading : 75 minutes, 100 questions

  • Partie 5 — Phrases incomplètes (30 questions). Grammaire et vocabulaire : temps verbaux, prépositions, formes en -ing ou infinitif, mots de liaison. C’est la partie la plus « scolaire » — et celle où un francophone bien préparé peut faire le plein de points.
  • Partie 6 — Textes à compléter (16 questions). Quatre textes professionnels (e-mails, notes de service) avec des blancs à remplir.
  • Partie 7 — Compréhension écrite (54 questions). E-mails, tableaux, publicités, articles : c’est la partie la plus longue et la plus gourmande en temps. La gestion du chronomètre y est décisive.

Comprendre votre score

D’après la grille publiée par ETS, le score total se lit à peu près ainsi :

| Score | Niveau estimé | |---|---| | 945 – 990 | C1 : autonomie complète en contexte professionnel | | 785 – 944 | B2 : opérationnel au travail | | 550 – 784 | B1 : peut se débrouiller dans des situations courantes | | 225 – 549 | A2 : bases | | 10 – 224 | A1 : débutant |

En France, le seuil de 785 points est fréquemment cité comme la référence d’un anglais « opérationnel » pour un poste : beaucoup d’offres d’emploi et d’écoles l’utilisent comme repère. Visez-le si vous n’avez pas de consigne précise.

Les pièges classiques des francophones

  1. Chercher la traduction littérale. En Partie 2, les bonnes réponses sont indirectes. Traduire mot à mot dans sa tête fait rater l’information essentielle.
  2. Le present perfect. « The flight has been delayed » n’a pas d’équivalent direct en français, et il revient sans cesse en Partie 5. Travaillez-le spécifiquement.
  3. Les prépositions figées. « Interested in », « responsible for », « depend on », « apply for » : elles ne se devinent pas, elles s’apprennent par blocs.
  4. Lire tout le texte en Partie 7. Ne lisez jamais un texte en entier avant les questions : lisez la question d’abord, puis cherchez l’information dans le texte.
  5. Les paires de mots proches à l’oral. « Quite » et « quiet », « though » et « thought », « ship » et « sheep » : à l’oreille, tout se joue sur un son.

Comment se préparer efficacement

  1. Commencez par un test blanc complet en conditions réelles : 2 heures, sans pause, sans téléphone. C’est le seul moyen honnête de connaître votre niveau de départ et d’identifier vos parties faibles.
  2. Travaillez par partie, pas « l’anglais » en général. Trente minutes de Partie 2 ciblée valent mieux que trente minutes de grammaire vague.
  3. Écoutez de l’anglais professionnel tous les jours. Le TOEIC utilise un anglais standard, clair, sans argot : podcasts business, présentations, réunions enregistrées.
  4. Apprenez le vocabulaire du bureau. Invoice, shipment, quarterly, appointment, deadline, refund, supply : une centaine de mots bien choisis couvre une grande partie du test.
  5. Chronométrez-vous. En Reading, ne consacrez jamais plus d’une minute à une question de Partie 5 : les points faciles sont devant, pas derrière.

Astuce : entraînez-vous en conditions réelles avec notre simulateur d’examen — des mini-tests TOEIC chronométrés, avec audio et correction immédiate.

Un plan de préparation en 4 semaines

  • Semaine 1 — Diagnostic. Un test blanc complet, puis une analyse honnête : quelles sont vos deux parties les plus faibles ?
  • Semaine 2 — Ciblage. Exercices quotidiens de 30 minutes sur ces deux parties uniquement.
  • Semaine 3 — Vocabulaire et grammaire. Les mots du bureau, les temps verbaux qui reviennent, les prépositions figées.
  • Semaine 4 — Simulation. Deux tests blancs complets en conditions réelles, puis révision de votre fiche d’erreurs personnelles.

Le jour J

Dormez suffisamment, arrivez en avance avec une pièce d’identité en cours de validité, et appliquez une règle d’or : ne restez jamais bloqué. Une question résiste ? Répondez au hasard et avancez. En Listening, si vous ratez une question, oubliez-la aussitôt : l’audio ne reviendra pas en arrière.

Pour aller plus loin

Le TOEIC récompense la régularité plus que le talent. Et la partie Listening se joue en grande partie sur l’oreille : s’entraîner à distinguer les sons proches et suivre un coaching d’accent ciblé sur vos erreurs peut rapporter de précieux points — la différence entre 780 et 800 se joue souvent sur une poignée de questions.

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